Propositions, Service National Universel

Le Service National Universel-SNU

 

Contexte :

Il est important de renouer avec une certaine solidarité nationale, qui converge avec le besoin de sécurité dû au risque d’attentat omniprésent en France et à l’état de guerre permanent qui en résulte.

Les évolutions géopolitiques et technologiques nous ont amenés en 1996 à renoncer à une armée de conscription qui permettait :

  • de développer l’esprit de défense
  • d’instaurer la mixité sociale
  • de développer l’engagement et la citoyenneté
  • d’accompagner l’insertion sociale et professionnelle

Dans ce contexte, le gouvernement envisage un Service National Universel (SNU) qui :

• Devrait être « le socle d’une solidarité nationale affermie »

• Pourrait « recréer un rendez-vous pour toute la Nation, où chaque jeune doit s’engager quels que soient son origine et son milieu social »

• « n’est pas un service militaire, même si j’ai souhaité qu’on puisse y prévoir l’ouverture à la chose militaire, c’est pour cela qu’il est national »,

• « pourra aussi être civique »,

• « devra être obligatoire »

Constat :

Nous partageons l’analyse relative à la nécessité du rétablissement d’une forme de conscription, qui prendrait une forme « militaire » ou « civique », pour des raisons qui englobent celles qui sont avancées par le Gouvernement, mais ne s’y limitent pas.

En effet, au-delà des aspects « solidarité », « mixité sociale » et « lien avec la Nation » nous y voyons également un moyen :

  • de renforcer la lutte et la vigilance contre le terrorisme dans un contexte ou les forces de l’ordre en charge de la surveillance sont dépassées, épuisées, en nombre insuffisant…
  • de développer l’employabilité des jeunes dans un contexte où de nombreux postes sont non pourvus tandis que 25% de de la classe d’âge 18-25 ans est sans emploi et sans avenir

Les enjeux sont également importants au plan de l’effort financier puisque, suivant les critères « d’appel » (âge…) et la durée du « service » (3 mois, 6 mois…) le coût annuel du dispositif serait compris entre 6 et 13 milliards d’Euros par an.

Enjeux :

Dès lors, il ne peut s’agir d’une mesure « gadget », et il est indispensable à la fois d’en maîtriser les coûts et d’en évaluer l’impact.

L’enveloppe de coûts est à rapporter également aux coûts de « chômage évité », puisqu’un jeune au service n’est pas au chômage, et à l’équivalent « formation reçue », puisque quelle que soit la tâche accomplie pendant le service, elle constitue une expérience professionnelle.

Proposition :

Nous proposons que le SNU concerne l’intégralité des classes d’âge 18 – 25 ans, qu’il soit obligatoire, et dure 6 mois renouvelables une fois.

2 formes seraient possibles

• Sécurité Nationale : dans une optique de maintien de l’ordre et de vigilance face au risque terroriste, les jeunes patrouilleraient dans les lieux publics et viendraient en appui des tâches que la police et l’armée, voire les pompiers, doivent assumer.

• Solidarité Nationale : les jeunes pourront opter pour un service dédié à la solidarité, consistant en des tâches de lutte contre la précarité, d’aide aux personnes âgées, de services à domiciles pour les plus démunis…

Le SNU n’atteindra ses objectifs qu’à condition que ceux – ci soient bien définis et correspondent à un réel besoin.

Dans les deux cas, le SNU permettra :

  • De disposer des compétences et des moyens qui manquent actuellement au tissu social français
  • D’offrir à des jeunes sans formation une expérience qui leur permettra de se constituer une ligne de cv tout en découvrant des activités d’avenir

Qu’il s’agisse de tâches relatives à la sécurité des biens et des personnes (gardiennage…) ou de celles qui concernent les services de proximité, il s’agit de secteurs créateurs d’emplois, en manque de vocation.

Le SNU serait ainsi un excellent sas de découverte de ces métiers, notamment pour les jeunes sans formation ou dont la formation est inadaptée aux réalités du monde du travail.

A l’issue des 6 à 12 mois, le SNU offrirait la possibilité de valider :

  • soit un permis de conduire
  • soit la formation de base du BAFA
  • soit le certificat CLEA (validation pour des personnes non diplômées, non qualifiées).

 

Vous pouvez retrouver cette contribution en intégralité au format PDF ci dessous :

SNU-SCF

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