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Lettre au Président de la République par Alain Desaint

La Société Civile Française : Lettre au Président de la République

 

Monsieur le Président de la République,

Votre programme promettait une nouvelle réforme des retraites, toutefois sans dire laquelle. Vous avez été légalement élu. Aujourd’hui votre chef de gouvernement présente un projet dit universel selon lequel l’État accapare la masse des cotisations et des pensions, puisqu’un conseil d’administration donne des avis au gouvernement qui propose au parlement dont la majorité (présidentielle) décide, de la valeur du point par exemple. L’État met donc la main sur les réserves existantes, 150 milliards, et les cotisations futures à hauteur de 28,12 % des revenus du travail de tous. 57% du produit national ne suffisent-ils donc pas qu’il lui faille encore ajouter à son pouvoir ces cotisations plus les capitaux provisionnés par différents régimes. Et ça ne suffira toujours pas car la « gouvernance » de vos pairs a prouvé par l’expérience d’au moins quatre décennies que l’État par son aspiration des richesses et l’épuisement des forces vives de la nation l’appauvrit. Et le projet de notre gouvernement loin d’être juste va empirer les choses parce qu’il supprime toute liberté sous prétexte fallacieux d’égalité ou d’équité. Oui, fallacieux parce qu’un salarié dépend d’un patron pendant un temps déterminé, un fonctionnaire est en principe voué au service public avec garantie de l’emploi mais ne doit pas avoir d’autre activité professionnelle, et les indépendants-exploitants-libéraux travaillent un nombre d’heures incalculable à leurs risques et périls. Les trois statuts ne sont donc pas du tout les mêmes.

Monsieur le Président, les français désirent moins de tutelle et plus de responsabilité. La société civile française vous invite à écouter et comprendre le peuple français pas d’une trop grande hauteur où tout paraît pareil mais à l’échelle où la création chrématistique vous apparaîtra dans sa vérité. Ainsi l’État exerçant sa fonction légitime d’assurer la liberté égale des citoyens, non de capter à taux « équitable ! » leur labeur, pourra enfin rendre à notre patrie sa vie et sa vitalité qui a rayonné pendant des siècles bien au-delà des frontières et dont le Français fut la langue diplomatique universelle jusqu’au congrès de Versailles.

Nous vous soumettons avec autant de cœur et de fierté que vous dans vos belles exhortations, une proposition de réforme raisonnable et susceptible de faire avancer vers le haut notre pays et son gouvernement parce qu’elle prend en considération l’existant, le droit de la propriété individuelle aussi bien qu’indivise de tous les régimes de retraite, et la souveraineté de la nation à travers ses institutions pourvu que nos institutions nous respectent.

. Que nous soyons salariés ou à notre propre compte, nous voulons que le plein emploi devienne réalité avec la prospérité et qu’ainsi le niveau des pensions tende à s’élever de génération en génération au lieu qu’il baisse depuis des années.

Respectueusement

Alain Desaint

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